LE RETOUR EN CLASSE….

Le retour en classe…

Après avoir participé aux #ludoviales et au Sommet du numérique « en ligne », merci à Eric et Thierry pour ces moments d’échanges … je ne peux pas résister au clavier pour livrer quelques idées en toute modestie. Et, espérer que d’autres aiment aussi leur clavier et participent. Merci à eux.

Je vous propose quelques entrées, une « enseignante », une « directeur », une « élève », une « parent ». Ce ne sont que des idées mais peut-être que « la force du collectif », comme on dit, permettrait un inventaire des possibles et le partage de quelques idées pour aller plus loin et pour réussir ce retour à l’école qui pourrait se transformer en  » aller-retour à l’école « .

A vos claviers et merci pour cette collaboration. (merci les contributions arrivent, je fais des mises à jour, régulièrement). Quelques catégories sont proposées, il constitue une sorte de rappel pour un retour à l’école, réussi et peut-être pour construire cette « école d’après » qui ne sera plus tout à fait la même.

Si j’étais enseignant…

  • Il faudrait continuer de permettre aux enfants d’apprendre ensemble . Il faut réfléchir sur les outils numériques et les situations en gardant en tête ce principe Nous n’apprenons pas seul mais nous apprenons avec les autres et surement pour les autres.
  • Il faudrait prendre les enfants / élèves comme ils sont . Ils ont appris avant le déconfinement, ils ont appris pendant le confinement, des choses que nous avons enseignées et des choses qu’ils ont découvert sans nous. Il faudrait «repartir» en considérant qu’ils ont des choses à nous dire sur les savoirs.
  • Il faudrait entendre ce qu’ils ont à dire car c’est eux qui apprennent.
  • Il faudrait entendre leurs réussites, leurs difficultés, leurs défis et tenter ensemble de répondre à ces besoins, et parfois aux inquiétudes de celui qui apprend.
  • Il faudrait construire avec eux cette réponse d’une école qui va s’installer dans ces allers-retours , dans cette école en confettis. Quels outils concernés? Quelles méthodes? et surtout construire ensemble, avec les élèves, un protocole pendant que nous sommes réunis, en classe pour préparer les autres phases.
  • Il fallait que nous donnions de la cohérence à tout cela. Certains auront leur famille pour établir les liens, pour établir cette cohérence, d’autres auront besoin de vous pour donner du sens et mettre des liens. L’élève peut percevoir ces morceaux d’apprentissages, ces leçons comme des éléments qui n’ont pas de sens entre eux. C’est le travail de l’enseignant. Il doit partir de son projet, construire des déclinaisons qui deviendront des projets de l’élève, avec des enjeux pour l’élève (cf. motivation…).
  • Il devrait inscrire son travail dans le temps , aider les élèves à organiser ce parcours d’apprentissage. Réinstaller des plans de formation, de l’organisation, un fil du temps. Sur quoi, nous allons travailler en mathématique, en histoire, (…), en semaine 1, en semaine 2, (…), ce que vous allez apprendre, quelles compétences seront travaillées ?… proposer des conférences de textes, de vidéos, de réaliser de petites expériences, en sciences, en … rendre compte … Programmation, progression …
  • Il faudrait concevoir avec les élèves (en petits groupes si nous sommes en visio), le résumé de la leçon d’histoire, la synthèse de la leçon de grammaire, le bilan, le compte-rendu des observations menées en sciences…
  • Il faudrait réintroduire le lien entre les élèves et plus encore pour ceux qui ne se verront pas. Célestin Freinet faisait écrire les élèves en envoyant une lettre d’une partie de France à une autre partie et publiée avec des minis presses, caractère d’imprimerie par caractère d’imprimerie, des journaux scolaires. Nous avons un outil magique, le courriel… il doit être utilisé pour permettre aux élèves d’échanger avec vous mais aussi entre eux. Ecrire sur ce qu’ils font, sur ce qu’ils voudraient faire, sur ce qu’ils comprennent, mais écrire, écrire… et pourquoi pas installer ces échanges, ces correspondances entre les élèves, particulièrement si la classe est alternée et si des groupes ne se voient pas. Le seul liant, le point d’intersection, sera le professeur, l’école.
  • Il faudrait préparer leur retour, il faut explorer, par écrit avec quelques images de l’école réaménagée, (mail) ou idéalement par une vidéo (site de l’école, ENT), de l’enseignant qui explique, où les élèves rentreront, commenter sera leur classe, que tout va bien se passer et que l’on prépare avec envie, impatience leur retour dans cette école réorganisée.
    => https://t.co/9QKw9vYBGP?amp=1
  • Il faudrait accepter, se convaincre si ce n’est encore fait, que si c’est le professeur qui enseigne, c’est l’élève qui apprend . Il faut donc accepter et plus encore permettre à l’élève de parler, de dire ce qu’il comprend et accepter même si le temps est compté (mais l’est-il vraiment quand on apprend…) qu’il se trompe, que les élèves se corrigent, se contredisent et évitent d’intervenir si ce n’est pas pour permettre ces débats, ces échanges, cette construction du savoir par croisement des pensées.
  • Il fallait imaginer des capsules, idéalement les construire soi-même pour permettre à l’élève, de les lire, les relire et de peut-être comprendre ou de s’interroger pour permettre ensuite de valider ou de construire avec lui, du plus en plus vrai, une Règle .
  • (…) à compléter …

Si j’étais directeur….

Pour l’équipe de l’école

  • Il faudrait continuer de permettre aux enseignants d’apprendre ensemble . Il faut réfléchir sur les outils numériques et les situations de collaboration en gardant en tête ce principe.
  • Il faudrait prendre les enseignants comme ils sont pour aller plus loin . Chacun a appris pendant ce déconfinement.
  • Comment permettre à un lien solide et direct entre l’école et, l’enseignant, le directeur et les familles? entre les professeurs? entre les professeurs et leur directeur?
  • Comment permettre les échanges de documents? des coécritures? de capsules, de textes? …
  • Comment valoriser toutes ces réussites ? ces défis relevés ?
  • Il faudrait que cette réflexion s’installe au niveau de l’école, sur le modèle des Communautés d’apprentissage professionnel pour permettre aux professeurs de travailler et d’apprendre entre pairs, pour construire un savoir dans chaque école.
  • Il faudrait reprendre et réinterroger les Valeurs qui nous définissent, qui nous rassemblent, qui font que nous décidons de porter cette communauté apprenante que constitue une école et réinterroger nos valeurs à l’aune de cette école confinée-déconfinée.
  • (…) à compléter …

Cycle par cycle ! 

J’insiste un élève de 10 ans est tellement différent d’un élève de 3 ou de 6 ans … 

  • Il faudrait parler des outils utilisés, comme l’utilisation Visio, son usage est-il maîtrisé? Faut-il demander une formation complémentaire? un collègue peut-il m’aider?
    • Comment réussir une formation visio?
    • Outils? temps? scénarisation? capsule envoyée avant? pendentif? écriture d’une synthèse de façon individuelle? collectif?
  • Il faudrait partager les nouveaux outils découverts par les collègues.
  • Il faudrait parler des protocoles élaborés avec les élèves et qui marchent?
  • Il faudrait parler de nos réussites dans ce nouvel enseignement à distance et les valoriser auprès des collègues, des élèves, des familles.
  • Mais il faut aussi parler de ce qui ne marche pas pour éliminer ou comprendre ce qui ne fonctionne pas, parler des résistances, défis pour aller un peu plus loin?
  • Il faudrait échanger sur la façon de répondre mieux aux besoins particuliers de chaque élève?
  • Il faudrait parler de l’usage du numérique en classe. Quel intérêt à utiliser ces ressources numériques? ces outils numériques? dans le cadre d’une classe ordinaire à l’école? et dans la perspective d’un confinement ou d’un retour partiel.
  • Il devrait réfléchir et construire de nouvelles compétences sur la façon de composer un enseignement «hybride»?

Si j’étais Formateur… (suggestions de Formateurs…)

  • Il faudrait sensibiliser dès maintenant les nouveaux enseignants en formation initiale, sur ces usages nouveaux du numérique.
  • Il faudrait inclure dans le cadre des formations que je mets en oeuvre des temps de formation à distance, des temps de formation en présence.
  • Il faudrait que je forme mes collègues à scénariser des formations à distance, des formations hybrides, synchrones, asynchrones
  • Il faudrait installer des communautés de pratiques entre les formateurs ayant différentes missions : PEMF, CPC, CPD, ERUN et PESPé.

Si j’étais Inspecteur… (suggestions d’inspecteurs..)

  • Il faudrait que j’accompagne encore les équipes pour leur proposer de nouvelles formations qui correspondent aux besoins que les équipes ont identifiés et exprimés.
  • Il faudrait renforcer  mon empathie et ma bienveillance pour mon équipe et plus largement pour les équipes dans les écoles.
  • Il faudrait poursuivre le développement des usages du numérique dans les pratiques pédagogiques quotidiennes en classe et à distance, car la crise va durer plusieurs mois.
  • Il faudrait rassurer les professeurs et les directeurs dans leurs missions.


Si j’étais élève…

Selon le cycle (avec l’aide des parents, ou pas).

  • Il faut que je prépare un texte pour raconter à mon professeur ce que j’ai fait pendant le confinement.
  • Il faut que j’explique ce qui me plaisait dans les visios (ou autres) et ce qui ne marchait pas.
  • Il faut que je raconte ce que j’ai appris tout seul.
  • (…)

Si j’étais parent … (suggestions de parents).

  • Il faudrait que je continue à regarder de près les contenus des leçons et des cours de mes enfants.

  • Il faudrait que nous, parents, continuons à encourager notre enfant, à valoriser son travail.

Si j’étais un élu… 

Après la mise en place du retour vers l’école qui constitue un exercice difficile, et sans attendre, je poserai la question de cette « école d’après » qui sera fait d’aller-retour et d’incertitudes.

Apprendre dans une école avec un espace – temps rediscuté. 

  • Un espace qu’il faudra revoir et envisager des salles de classes modulables comme nous avions commencé à en parler lors de la mise en place des classes à 12 en secteur REP+. Mais cette fois, en réfléchissant à cette école à géométrie variable.
  • Un temps qui sera parfois le temps scolaire, celui de l’école du village ou du quartier ou celui de la famille, ou celui de l’élève. Il faudra donc imaginer un accès au savoir à des heures différentes, synchrone, asynchrone. Imaginez des enregistrements, des capsules vidéos, sonores pour permettre aux enfants de découvrir une notion ou de revenir sur une notion et pour permettre cela, l’élu devrai veiller à ce que chaque élève, dispose d’outils lui permettant d’accéder à ces savoirs. Il faudra sûrement envisager des plans d’équipement d’outils numériques logiciels, tablettes… placés sous la responsabilité du directeur qui décidera en équipe des outils qu’il conviendra de confier à certains enfants, selon les besoins.. Des outils qui auront été éprouvés par le professeur, le professionnel de l’éducation. Des outils testés, utilisés pendant le temps de classe pour éviter les surprises, les inquiétudes, les découragements. 

(…)https://docs.google.com/document/d/1i-JHN9B_g5IoORnB2DkAt93Y9MZCtKKl8sbilNHn8qI/edit?usp=sharing